Vers un accueil pour tous

Accompagner les familles et les structures éducatives pour que le droit aux loisirs devienne une réalité pour tous les enfants quelles que soient leurs différences. C’est un droit fondamental. Voila l’ambition de notre démarche « 100 % Loisirs - vers un accueil pour tous ».

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Centre social de Bitola-Champbeauvert : l’animatrice référente

Margaux Parrot, coordinatrice référente handicap du centre social Bitola-Champbeauvert, monitrice éducatrice de formation

  • Quelles sont vos missions en tant que coordinatrice référente handicap ?

Faciliter l’accueil des enfants et de leur famille, tel est le cadre de mes missions. Je rencontre la famille et ensemble nous mettons en place le protocole d’accueil. Je fais le lien avec les équipes d’animation. Je fais aussi le lien avec les partenaires médico-sociaux. Je suis amené à soutenir d’autres structures éducatives pour les aider à mettre en place un accueil pour des enfants en situation de handicap.

  • Comment se déroule le protocole d’accueil au centre social ?

Le but est d’identifier les besoins de l’enfant et d’adapter l’accueil en conséquence. Je reçois les parents pour leur présenter la structure et pour connaître les besoins de leur enfant. Lors des premiers accueils, je suis présente en observation pour mieux appréhender les adaptations nécessaires. Et lorsque l’équipe se sent prête, je me détache du groupe. Le but est que l’enfant soit inclus auprès de ses camarades. Toutefois, il existe des situations particulières qui nécessite un accompagnement individualisé. Sur les 24 enfants en situation de handicap accueillis, un quart demande une présence constante auprès d’eux.

  • Quelles relations entretenez-vous avec les autres partenaires éducatifs ou médico-sociaux ?

Le projet d’accueil du centre social est non seulement connu mais aussi reconnu par l’ensemble des intervenants. Ainsi, je travaille en étroite collaboration avec l’APF (Association des Paralysés de France), le SESSAD, l’hôpital de jour, les CLIS, des IME, les enseignants. Notamment, je suis invité aux réunions avec l’enseignement référent. Et je suis aussi convié avec l’accord des parents aux synthèses par les institutions spécialisées. Ces échanges avec d’autres professionnels est un vrai plus car en partageant nos visions sur l’enfant, on s’enrichit mutuellement dans le but d’améliorer la qualité de nos accueils respectifs. De plus, connaître leurs pratiques relatives aux repas, à la propreté, à la communication permet d’inscrire notre accueil dans une cohérence globale pour l’enfant. On organise aussi ensemble des activités communes. Par exemple, avec le SESSAD, on met en place des ateliers cuisine mixtes. Et avec l’APF, on organise des sorties communes comme par exemple un match de basket.

  • Quels seraient vos conseils pour une équipe d’animation qui n’a jamais accueilli un enfant en situation de handicap ?

Bien connaître l’enfant. Et se méfier des préjugés. Prendre le temps de bien expliquer à l’enfant, le rassurer, le valoriser. Je conseille aussi d’éviter l’attachement affectif. Enfin, attention à la saturation qui peut être source de maltraitance. Il faut savoir passer le relais.

  • Pouvez-vous nous faire part d’un exemple de progrès réalisés par un enfant en situation de handicap accueilli au centre social ?

Un jeune garçon présentant des troubles autistiques qui a fréquenté la halte-garderie a bien évolué. Au début, il était très renfermé sur lui-même. Grâce à ses parents et à tous les intervenants parmi lesquels les animateurs du centre social, maintenant, il sourrit, il ne fuit plus le regard et se retourne quand on l’appelle par son prénom.

  • Si vous deviez résumer votre expérience de coordinatrice référente handicap en trois mots ?

Adaptation, bienveillance et patience.

Voir aussi :
- Le centre social de Bitola-Champbeauvert, une expérience à partager

lundi 6 juillet 2015, par Fabrice Le Roux